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Tradition - Voyages - Vie

chateaux : versailles etc...

Si Versailles m’était conté : Planche 35

29 Novembre 2012 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Châteaux : Versailles etc...

 Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.http://i46.tinypic.com/2qsbhn4.jpg

Le Bassin de Flore

Gravure de Jean Le Pautre (1618 – 1682), en 1680

 Les carrefours des allées principales du parc de Versailles sont réservés à quatre bassins, ronds ou octogonaux. Chacun de ces bassins est consacré à une saison, hommage au soleil rythmant le cycle de l’année.

Du côté nord du Tapis vert sont les bassins de Flore (le printemps) et de Cérès (l’été) et du côté sud, les bassins de Bacchus (l’automne) et de saturne (l’hiver).

À partir de 1672, les sculpteurs Tuby, Regnaudin, Marsy et Girardon se répartissent l’exécution des groupes de plomb qui occupent le centre des bassins. Le Brun donna le dessin de ces figures de dieux et de déesses accompagnés d’enfants et des attributs propre à chaque saison.http://i49.tinypic.com/2ns7vrk.jpg

Sur la gravure, Louis XIV à cheval, à gauche, se fait présenter le Bassin de Flore (1672-1675) où Tuby a représenté la déesse à demi-nue, reposant sur un lit de fleurs, entourée de jeunes amours qui jouent à tresser des guirlandes. Ces figures de plomb étaient dorées tandis que les fleurs et les feuillages étaient peints au naturel.

La margelle du bassin reprend ce décor floral de plomb peint qui n’aura qu’une existence éphémère.

Si Versailles m’était conté : Planche 34

13 Novembre 2012 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Châteaux : Versailles etc...

Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.http://i49.tinypic.com/10xv6uu.jpg

 Le Bassin de l’Encelade

Gravure de Jean Le Pautre (1618-1682), en 1677

Installé en 1675-1676, ce bassin rond est entouré d’une plate-forme scandée par de petits bassins et fermée par des palissades de treillages garnies de fleurs et percées de huit portes.

Le sujet de cette fontaine est emprunté à l’histoire de la chute des Titans accablés par des rochers du mont Olympe qu’ils voulurent escalader au mépris de Jupiter, lors de la guerre entre les Dieux et les géants.

Le sculpteur Gaspard Marsy a réalisé ici une œuvre puissante avec la figure colossale du géant Encelade déjà à-demi englouti sous les rochers et essayant désespérément de lutter contre la mort. De la bouche du géant s’échappe un puissant jet d’une grosseur extraordinaire qui atteint 23 mètres, tandis que d’autres jets sortent de ses mains crispées sur les roches.

Les dimensions de cette figure en plomb (autrefois dorée) quatre fois plus grande que nature, font de ce bassin un des seuls exemples du goût baroque dans l’ornementation des fontaines de Versailles.

Si Versailles m’était conté : Planche 33

25 Octobre 2012 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Châteaux : Versailles etc...

Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.http://i45.tinypic.com/2mwv7mh.jpg

 Illuminations du Palais et des Jardins de versailles le 18 juillet 1668

Gravure de Jean La Pautre (1678-1682), en 1679

Louis XIV, ayant quitté la capitale au début de l’année 1668 pour se rendre maître de la Franche-Comté, décida de donner à son retour une grande fête pour les dames qui avaient été privées du carnaval…

Ce divertissement devait célébrer officiellement les conquêtes du jeune roi mais il était également destiné à plaire à la nouvelle favorite, Madame de Montespan.

La date du 18 juillet fut retenues. Cette fête ne dura qu’une seule nuit mais fut grandiose et resta gravée dans les mémoires sous le nom du « Grand Divertissement de Versailles » et quelques années plus tard, Le Pautre fut chargé de l’immortaliser par une série de cinq gravures.

Louis XIV, la Reine, le Dauphin, Monsieur et Madame arrivèrent de Saint-germain-en Laye pour le dîner et furent rejoints dans l’après-midi par toute la Cour.

À partir de dix-huit heures les festivités se déroulèrent dans le parc où, sous la direction même de Colbert, Surintendants des bâtiments du Roi, différents emplacements avaient été aménagés.

Le Duc de Créquy, Premier gentilhomme de la Chambre, était le responsable de la salle construite pour la collation dans le bosquet de la Montagne d’Eau. Vigarini avait dressé le théâtre pour la comédie à l’emplacement du bassin de Saturne où Molière et Lully jouèrent «  Georges Dandin » et le « Fêtes de l’Amour et de Bacchus ».

Henri de Gissey avait aménagé la salle du souper à l’emplacement du bassin de Flore et Le Vau avait fait édifier la grande salle de bal au bassin de Cérès.

Après avoir joui de ces divertissements, Le roi et la Cour, une fois le bal terminé, assistèrent à un feu d’artifice qui embrassa le château et les parterres. On voit ici le carrosse du roi au premier plan tandis que dans le lointain, toutes les fenêtres du château sont brillamment éclairées et que les rampes de Latone sont soulignées par des vases et des statues peints sur transparents et éclairés par derrière. Une dernière explosion provoqua une courte panique parmi les courtisans : milles fusées enflammèrent le ciel. «  Enfin, toutes les lumières s’éteignirent et comme si elles eussent obligé les étoiles de se retirer, l’on s’aperçut que de ce côté-là la plus grande partie ne se voyait plus, mais que le jour, jaloux des avantages d’une si belle nuit, commençait à paraître. » (Félibien)

Le château de Couches (71)

20 Octobre 2012 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Châteaux : Versailles etc...

http://i47.tinypic.com/bhym0w.jpgLe château de Couches est situé sur la commune de Couches en Saône-et-Loire, en contrebas 
de la ville, sur un replat qui surplombe la vallée de la Vieille. Il fait partie des anciennes forteresses 
du duché de Bourgogne et permettait notamment de protéger la route menant de Paris à Chalon
en passant par Autun. Le château dit de Marguerite de Bourgogne est inscrit au titre des 
monuments historiques français. Les divers bâtiments datent des XII ème,XIII ème , XV ème 
et même XIX ème siècles. Le château fait partie d'un domaine viticole produisant des vins 
d'appellation Bourgogne côte-du-couchois.

Si Versailles m’était conté : Planche 31

11 Octobre 2012 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Châteaux : Versailles etc...

 Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.http://i47.tinypic.com/f6vew.jpg

 Vue du grand trianon

Gravure de Pierre Lepautre (1660 – 1744)

C’est en quelques mois que Jules Hardouin- Mansart construisit «  le Trianon de Marbre » en remplacement du Trianon de Porcelaine. Le 22 janvier 1688, Louis XIV inaugura par un dîner en compagnie du Dauphin, de Madame de Maintenon et de quelques dames de la Cour ce nouveau palais qui s’élevait tel qu’il nous apparaît encore aujourd’hui.

Il se compose de deux ailes latérales réunies par un péristyle délimitant la Cour d’Honneur et se continue sur les jardins par une longue galerie qui se termine en retour d’angles par l’aile de Trianon-sous-Bois.

Le château est construit en pierre avec un décor de pilastres et colonnes de marbre rose du Languedoc. Il comporte un simple rez-de-chaussée surmonté de toits en terrasse qui s’ouvre directement sur les jardins par des grandes portes-fenêtres.

Le grande équipe de sculpteurs et ornemanistes de Versailles qui viennent d’achever la galerie des Glaces travaillèrent au décor de Trianon.

Louis XIV se plaisait au Trianon il y eut trois appartements successifs. On venait y profiter des jardins et écouter la comédie dans une salle qui occupait une aile entière sur la cour. Trianon fut le cadre de fêtes, de concerts et de soupers tout au long du règne, notamment en 1697 lors du mariage du Duc de Bourgogne avec Marie-Adélaïde de Savoie.

C’est le 11 août 1715 que Louis XIV ressentit à Trianon les premières atteintes du mal qui l’emporta le 1er septembre suivant.

Dès lors, Trianon devint, durant le XVIIIème siècle, un lieu de retraite pour la famille royale.

Si Versailles m’était conté : Planche 30

28 Septembre 2012 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Châteaux : Versailles etc...

 Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.http://i46.tinypic.com/a3if0g.jpg

 Vue de la ménagerie de Versailles

Gravure éditée chez Daumont (XVIIème siècle)

 

Louis XIV renoua à Versailles avec l’antique tradition qui voulait que l’on joignit à la demeure royale un endroit où l’on abritait des animaux rares et sauvages.

 

Dès 1663, alors qu’il entreprenait les premiers embellissements du château, l’architecte Le Vau fut chargé de construire dans un endroit éloigné du parc, en bordure de la route de Saint-Cyr, un vaste bâtiment entouré de cours destinées à recevoir les animaux de la ménagerie royale.

 

La ménagerie de Versailles consistait en un bâtiment central, de forme octogonale, avec une grotte agrémentée de jets d’eau au rez-de-chaussée et un vaste salon octogone au premier étage. Un balcon de fer forgé ceinturait ce balcon d’où l’on voyait les sept cours en éventail rayonnant à l’entour. Ces cours étaient peuplées d’animaux et de volatiles rares achetés sur ordre du Roi dans les pays lointains ou cadeaux d’ambassadeurs. À la fin du règne, une ménagerie proprement dite renfermait dans ses cages les animaux féroces.

 

Ce lieu devint un but de promenade pour la Cour. On y arrivait en bateaux par la branche sud du Grand Canal. Les artistes prirent aussi le chemin de la ménagerie : le peintre Oudry sous le règne de Louis XV y fit de nombreuses études animalières.

 

À la fin du XVIIIème siècle, le public qui était admis à pénétrer dans la ménagerie, venait s’amuser à regarder les chameaux, les dromadaires, les lions, les tigres, le rhinocéros et surtout le vieil éléphant venu de Chandernagor en 1772.

 

Lors de la Révolution, les rares animaux qui restaient encore à la ménagerie partirent pour le Jardin des plantes à Paris et la ménagerie, faute de soins et d’entretien, complètement abandonnée, tomba en ruines. Elle a disparu aujourd’hui.

Château d’Arlay (39)

19 Septembre 2012 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Châteaux : Versailles etc...

http://i47.tinypic.com/35jc9zt.jpg Situé dans le département du Jura en région Franche-Comté, le château d’Arlay est un château privé du XVIIIème siècle au pied des ruines d’un château fort du  XIIIème siècle. Il est classé monument historique depuis 1996 et ouvert au tourisme l’été. Il est connu comme le plus ancien « château-vignoble » de France. En été 1991 j’ai passé près d’un portail, hélas fermé. Je n’ai donc pas pu prendre une meilleure photo du bâtiment central. Ce dernier,  http://i50.tinypic.com/sn2ps0.jpg

Vignoble jurassien

en forme de U a été acheté par Elisabeth-Pauline de Gand, comtesse de Lauraguais, héritière de la forteresse des Princes d'Orange située sur la colline dominant le château. Madame de Lauraguais fit construire deux pavillons, à usage d'écuries, situés de part et d'autre du bâtiment principal. Elle aménagea le parc ainsi que la fontaine du fer à cheval, et fit construire la glacière. Tous ces travaux furent réalisés vers 1770 et devaient durer près de 10 ans.

Si Versailles m’était conté : Planche 29

15 Septembre 2012 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Châteaux : Versailles etc...

 Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.http://i47.tinypic.com/206zqj5.jpg

Vue du Trianon de Porcelaine en 1684

Gravure de Nicolas de Lespine et W. Swidde éditée aux Pays-Bas

En 1668 Louis XIV s’intéressa à l’agrandissement du domaine de Versailles et acheta les terres de Trianon où, en 1970, Le Vau édifia une « maison de porcelaine » située au centre d’un vaste jardin au nord-ouest du bras transversal du Grand Canal.

Ce bâtiment de proportions modestes construit dans le goût « chinois » servait aux collation durant la belle saison.

Le décor extérieur en était remarquable car les murs du pavillon central et des communs étaient entièrement recouverts de plaques de faïence à décor bleu et blanc importées de Delft. Une petite manufacture située près de Saint-Cloud fournit les carreaux pour les murs intérieurs, les margelles des bassins du jardin ainsi que les pots de fleurs.

Le Roi qui aimait particulièrement le Trianon y donna des réceptions notamment lors des fêtes célébrant la reconquête de la Franche-Comté en 1674.

Mais, dès 1687, le Trianon de Porcelaine commença à se détériorer. Comme le bâtiment se révélait être trop petit, louis XIV qui avait pris goût pour la bâtisse, décida de faire détruire le petit château et demanda à Jules Hardouin-Mansart d’édifier à sa place le Trianon de Marbre qui existe toujours.

Château près d’Arc-et-Senans (25)

4 Septembre 2012 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Châteaux : Versailles etc...

http://i49.tinypic.com/33agc3p.jpgPar une belle journée du mois d’août 1991 nous avons fait une superbe sortie dans le jura. Au retour nous avons pique-niqué en face d’un château inscrit comme Logis de France. C’était juste avant la visite de la Saline Royale sur la commune d’Arc-et-Senans. Nous espérions passer la nuit au château mais il était fermé.

Si Versailles m’était conté : Planche 28

28 Août 2012 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Châteaux : Versailles etc...

 Parmi les trésors que contient la bibliothèque de mon époux Jacques se trouve un volume intitulé : Découverte de Versailles . Je ne me souviens plus comment il a acquis cette merveille en 45 planches, numérotée et réalisée par les éditions Hier& Demain sortie de l’impression le 15 février 1974. Toujours est-il que je partage avec vous quelques extraits.http://i46.tinypic.com/34dn19w.jpg

La Grotte de Thétys

Gravure d’A. Perelle (1638 –1695)

 

La Grotte de Thétys était située à l’emplacement de la chapelle actuelle. Elle fut construite à partir de 1664 et demanda dix années de travaux, mais disparut dès 1684 lors de la construction de l’Aile du Nord. Le bâtiment avait la forme d’un cube qui supportait un réservoir d’eau. La façade était ornée de trois grandes arcades fermées par des grilles de fer forgé décorées du soleil rayonnant.

Le décor extérieur dû à van Obstal représentait un cortège de tritons et de naïades, des enfants montés sur des dauphins et Apollon sur son char descendant dans la mer, thème majeur du décor de la grotte.

À l’intérieur, les murs étaient recouverts de coquillages, de coraux et de congélations. Au mur du fond, dans trois niches, se trouvaient les groupes sculptés par Girardon et Regnaudin : Apollon servi par les Nymphes et de chaque côté les deux groupes de chevaux du Soleil pansés par les Tritons, œuvres de Gilles Guérin et des frères Marsy. Ces groupes furent transportés au Bosquet des Dômes en 1686. Ils sont actuellement au Bosquet des Bains d’Apollon présentés dans un décor conçu par Hubert  Robert.

Ce bâtiment merveilleux et éphémère fut vanté et décrit par les contemporains, notamment La fontaine et Mademoiselle de Scudéry qui, dans "La promenade de Versailles", en explique le sens : «  le roi y va de temps à autres prendre quelques relâches et se délasser de ses grandes et illustres fatigues, sans que ce repos l’empêche de retourner aussitôt au travail avec la même ardeur que le soleil qui recommence à éclairer le monde au sortir des eaux où il s’est reposé. »

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