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Tradition - Voyages - Vie

tante jeanne et moi : alaska etc.

Tante Jeanne et moi 13 : l’état de Washington

4 Mai 2010 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Tante Jeanne et moi : Alaska etc.

http://i42.tinypic.com/ebcw1e.jpg Avant d’arriver à Calimesa tante Jeanne et moi avons fait escale à Seattle dans l’état de Washington. Nous séjournions chez des amis qui m’ont montré les sites importants de la ville : les usines Boeing, la tour ronde du Plaza Hôtel, le monorail, les écluses d’état et le parc de l’exposition internationale avec le "Space Needle". Nous avons déjeuné au restaurant situé au sommet de cette tour. Le restaurant tournait, permettant une vue panoramique sur la ville et le mont Rainier. Comme je me levais pour me mettre dans le sens du tour, afin d’éviter le mal de mer qui me guettait,  j’ai aperçu John Wayne qui déjeunait à la table voisine. 

Le parc "Space Needle"                                                                            Plaza Hôtel

Tante Jeanne et moi 12 : Californie

19 Mars 2010 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Tante Jeanne et moi : Alaska etc.

Calimesa : Jeanne's homeCalimesa : Jeanne's home



















Le mobil home de tante Jeanne                                                           Tante Jeanne et moi devant le mobil home
dans le parc des retraités à Calimesa
Pour la sortie de son album de fleurs sauvages tante Jeanne a peint 100 tableaux originaux. Un pour les premiers albums numérotés de 1 à 100. Ce travail titanesque, le stress, la vive émotion pour une femme de son âge lui ont valu plusieurs infarctus. Mais son rêve s’était réalisé. Les royalties lui permirent d’acheter un mobil home qu’elle fit installer dans un site réservé aux retraités à Calimesa près de Riverside en Californie. Lors d'un de mes voyages elle m’y emmena. Bien qu’interdit aux moins de 55 ans on m’y avait acceptée. Comme il faisait très chaud et qu’elle n’avait pas encore la climatisation nous durent écourter notre séjour. Dommage car je m’y plaisais bien.

Tante Jeanne et moi 11 : Alaska

13 Mars 2010 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Tante Jeanne et moi : Alaska etc.

Jeanne au travailJeanne mai 1974











Tante Jeanne dans son atelier                             L'album paraît en 1974, tante Jeanne a 87 ans
Tante Jeanne s’est spécialisée dans la peinture des fleurs sauvages. Elle peignait les fleurs trouvées en Alaska, tandis que son mari s’adonnait à la peinture des paysages et à la photographie. Son but était de faire paraître un livre sur toutes les plantes à fleurs qu’elle avait observées et mises sur papier. Alors que j’étais chez elle en 1967, elle a été contactée par une maison d’édition qui était intéressée par ce projet. L’éditeur allait imprimer le livre à condition que tante Jeanne relate sa vie avec son époux Sydney Mortimer Laurence. Jeanne n’étant pas douée pour la prose on m’a demandée d’être son nègre. C’est à dire mettre sur papier ce que Jeanne me conterait. A l’époque mes faibles connaissances en anglais m’ont fait renoncer. Malgré mon refus "An Album of Alaskan Wildflowers" allait paraître sept ans plus tard.
 

Tante Jeanne et moi 10 : France

4 Mars 2010 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Tante Jeanne et moi : Alaska etc.

Roses vertes et potentilles
Roses vertes du saule et potentilles
le tableau que tante Jeanne m'a offert


http://i448.photobucket.com/albums/qq201/bobtedphil/Green_rose_by_Clarkkent551.jpg

                       Vraies roses vertes

 

Comme je vous le disais hier, tante Jeanne a peint d’une manière bien poétique cette malformation du saule provoquée par des parasites. Elle a fait un très beau bouquet qu'elle m’a offert. J’étais alors en classe de cinquième et je dessinais assez bien pour que ma prof m’inscrive à un concours de dessin. L’épreuve se déroulait dans une classe du second étage de l’Institution Saint Jean. Le thème du concours a été dévoilé sur place, il s’agissait de dessiner un bouquet de fleurs. C’était facile vu que je connaissais bien les fleurs. Voulant être originale j’ai mis dans l’arrangement de fleurs sauvages la fameuse rose verte qui me plaisait tant. Mon bouquet était très joli : coquelicots, bleuets, marguerites, boutons d’or, iris, épis de blé et les fameuses roses vertes. Sœur Anne était désespérée : « mais qu’est-ce qui t’as pris pour colorier les roses en vert. Tu aurais pu obtenir le premier prix mais le jury t’as éliminée pour cette fantaisie.» Malgré cette teinte le jury aurait dû m’accepter car la vraie rose verte existe bel et bien. Elle serait née d'une mutation de Rosa chinensis, le rosier de Chine à la fin du XVIIe siècle. Elle a été introduite dans le commerce en Europe en 1856 par les pépinières britanniques "Bembridge and Harrison".

Tante Jeanne et moi 9 : Alaska

25 Février 2010 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Tante Jeanne et moi : Alaska etc.

IndiensUne de mes première sortie à Anchorage a été la soirée Bingo au cercle des amis de tante Jeanne parmi eux de nombreux autochtones c’est à dire des indiens et des eskimos. Je ne connaissais absolument pas ce jeu qui, de nos jours, se joue chez nous sous le nom de loto. C’était le grand soir, la recette était le Big Jackpot, la cagnotte de l’année. Pour cela il fallait recouvrir toutes les cases de la plaque achetée un dollar. On couvrait le numéro annoncé en poussant le couvercle. Le temps passait, la salle était silencieuse. J’avais presque tous les numéros qui s’étaient affichés au fur et à mesure au tableau lumineux. D’un œil je louchais sur mes voChevrolet acquise en 1967isines, elles aussi n’étaient pas loin du Cover All. Tante Jeanne par contre avait plein de cases non couvertes dont certains numéros étaient pourtant affichés au tableau. Je décidais de contrôler sa plaque et me mis à couvrir ses cases le plus vite possible afin de rester à l’écoute du nouveau numéro annoncé. Il ne restait plus qu’une case ouverte lorsque le nombre qu’elle affichait sortit. D’un bond je me suis levée et criais : "bain jo". Des centaines d’yeux, certains protégés par des lunettes à strass, se fixèrent interrogateurs sur cette intruse que personne ne connaissait. J’avais l’impression d’être fusillée. Tout en brandissant la plaque qui venait de gagner une coquette somme je dis : "ce n’est pas la mienne mais celle de Jeanne". Toute la salle poussa un soupir de soulagement et se mit à applaudir. Moi je me sentais soulagée car tante Jeanne venait de gagner de quoi payer la belle Chevrolet bleue.

Tante Jeanne et moi 8 : Alaska

18 Février 2010 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Tante Jeanne et moi : Alaska etc.

Chevrolet acquise en 1967Début juillet 1967 j’ai atterri pour la première fois à Anchorage. Je ne savais pas parler l’Anglais si ce n’est le peu appris en classe. Mais tante Jeanne voulait absolument parcourir les routes de ce pays « une dernière fois » comme elle disait. Elle avait l’habitude de prendre l’avion et retrouver les routes d’Alaska était un chose qui lui tenait à cœur. Certes, je comprenais à peu près ce que je lisais, mais parler c’était autre chose. Dès ma descente de l’avion elle m’a remis le manuel du code de la route Alaskan, différent du nôtre sur de nombreux points. J’étais inscrite pour passer le permis sous huit jours. Figurez-vous que, hormis une phrase que je n’avais pas bien comprises j’ai réussi du premier coup le code qui comprenais 48 questions à réponses multiples. On avait droit à trois erreurs, j’en ai fait une par manque de compréhension. Pour la conduite aucun problème, pas le droit de parler au moniteur. La responsable m’a félicitée, selon elle je faisais mieux que bien des Alaskans. Tante Jeanne était ravie. On pouvait partir à l’aventure dans la belle Chevrolet bleue qu’elle avait réservée en cas de succès.

Tante Jeanne et moi 7 : Suisse

9 Février 2010 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Tante Jeanne et moi : Alaska etc.

Congrès des Soroptimist à Lausanne

Congrès des Soroptimist 1964Extrait de mon journal  au 1er septembre 1964 : Mme Hoeler, Présidente Internationale du S.I. prononce le discours d’ouverture. Des scouts apportent les drapeaux des 37 nations présentes au congrès. Viennent ensuite les discours de M. Max Petitpierre, représentant d’honneur de la Suisse, de M. le Ministre, de M. le Conseiller Fédéral etc.

Congrès des Soroptimist 1964Photos prises le vendredi 4 09 64 lors de la réception offerte par les autorités suisses.


Quatre femmes, quatre nations : tante Jeanne (USA), moi (France), une "Sœur" allemande et une "Soeur" italienne.

Tante Jeanne et moi 6 : Suisse

3 Février 2010 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Tante Jeanne et moi : Alaska etc.

Géraniums sauvages et potentilles
Ce jour là nous étions à Interlaken  en Suisse. Nous avion pris part au Congrès des Soroptimist à Lausanne. Tante Jeanne y avait pris froid. Elle reprenait des forces au Weiße Kreuz
(Croix Blanche), un hôtel où ma famille passait souvent les vacances.
Elle était attablée avec le propriétaire des lieux et lui vantait les tableaux qu’elle avait emportés avec elle. Sur le moment je n’avais pas saisi ce qui se passait. Mais avec le recul j’ai compris : elle vendait des tableaux en échange de huit jours supplémentaires à passer dans le bon air des montagnes.


Géraniums sauvages et potentilles

Tante Jeanne et moi 5

24 Janvier 2010 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Tante Jeanne et moi : Alaska etc.

Roses sauvages et jacinthes 

 

À force d’être avec tante Jeanne j’ai fini par connaître le nom des fleurs sauvages en anglais. Aujourd’hui j’hésite encore en ce qui concerne leur appellation en français. Tante Jeanne peignait. Un de ses grands succès était les "Wild Roses" en somme les roses sauvages. Bien qu’elle ait écrit dans son livre le nom latin de Rosa Virginiana, Rose de Virginie, je pense plutôt qu’il s’agit des églantines. A vous d’en juger. Elles sont, dans cette peinture avec des bluebells, jacinthes des bois .

Tante Jeanne et moi 4

17 Décembre 2009 , Rédigé par Colmar City Publié dans #Tante Jeanne et moi : Alaska etc.

Fantaisie

Vous vous souvenez, j'ai, dans des articles précédents, parlé de tante Jeanne l’épouse de Sydney Laurence, célèbre peintre et photographe américain. Avant de connaître Sydney, Jeanne subvenait à ses besoins en peignant des paysages, mais surtout des fleurs, sur divers objets à l’usage des dames du début du XXème siècle : coffrets à bijoux, petits sacs pour le théâtre, éventails etc. Quand je l’ai connue, elle avait du succès en peignant les fleurs sauvages de l’Alaska sur fond noir. Longtemps auparavant elle avait peint des fleurs imaginaires sur fond clair.



Jeanne au travail

En 1974 a paru "An Album of Alaskan Flowers" by Jeanne Laurence, The Salisbury Press. En 1973, ma chère tante, alors âgée de 86 ans, s’est bien fatiguée à peindre plus de 100 nouvelles planches pour la sortie de ce livre. 

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