Ma vie en Haïti 13
Ce capitaine seul survivant d'un naufrage est
pour moi une énigme...J'ai toujours trouvé cela louche. Mais Haïti est le pays des choses étranges, alors il ne faut pas se "charger la tête" comme on dit la bas et continuer à vivre.
D'ailleurs gain in tête chagée veut dire il travaille de chapeau, il a un grain. La vie continue son train train quotidien, tandis que mon mari s'en va vaquer à
son travail d'ingénieur architecte sur la presqu'île de Labadie je vais sur la plage en bordure de la propriété, en ville ou sur un chemin quelconque à la recherche de paysages, fleurs ou
événements à photographier. Où que j'aille, j'ai toujours mon appareil de photos et mon gros cahier dans lequel j'inscris les péripéties du jour agrémentées de dessins. Pour ne pas priver Elvire de
son travail je ne peux pas m'occuper des tâches ménagères. C'est elle qui fait les courses au marché du Cap Haïtien. Bien qu'elle demande plus qu'elle ne paie c'est toujours moins cher que si
c'était moi qui achetais les denrées. Eh oui ! les prix se font à la tête du client. On est devenue très proche et elle me raconte tout, même ce
qu'une étrangère ne devrait pas savoir au sujet des pratiques vaudoues. Cette religion ancestrale qui, selon elle, soulage les miséreux. En tout cas j'ai constaté que le vaudou en Haïti était lié
au catholicisme, les grandes fêtes vaudoues étant aussi des grandes fêtes catholiques. Une des plus importante étant celle de la saint Jacques.
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